rayondesoleil Coquelicot aux vers rubis


   Age : 47 Inscrit le : 29 Avr 2008 Messages : 175 Localisation : Pays de Loire : Campagne nantaise et Pays des Mauges Emploi : Conseil en phyto, aroma, diététique, esthétique et cosmétiques bio Loisirs : lecture, écriture, dessin, voyages, etc.
| Sujet: Roman noir...et blanc (suite) 14/05/08, 01:01 pm | |
| Roman noir...et blanc
Lecture…
I Beauté sauvage d’une illusion comme un voyage Comme un chemin qui nous parcoure de douceur blonde. Une lecture, pour nous précieuse, dans nos bagages Que nous aimons à parcourir ; chemin de ronde.
Quand l’air est immobile, tout semble rêvasser ; On dirait que le Ciel aime la solitude Et que l’onde elle-même adore bavasser En glissements emprunts d’une grave attitude.
Dans cette promenade, l’espérance construite Résonne doucement d’un air tendre et serein ; Un mystère divin que l’homme, tout de suite, De questions, assombrit d’une chape d’airain ;
Comme une sérénade rédigée par amour Que l’on déclame un soir au bonheur d’un balcon, Et qui, dès l’aube née, dénuée de glamour, S’assoupit lentement dans nos esprits féconds.
Puis le Silence fait qu’on voudrait se sauver, Ce Silence éternel protecteur et sournois, Qui s’abat sur le corps tel un lieu dépravé, Qui d’accueillant le soir, à l’aurore nous noie.
II Tout à l’heure j’entendais résonner doucement, L’orage des pensées, tourbillonnantes rondes, Nuées de ces soirées en étoffe d’aimant Qui s’accolent à mon être comme un essaim de mondes.
A chaque fois que je m’enivre de ses mots Il devient une pluie, surprenante et cruelle, Brève, mais si longue dans les plis de mes maux, Mais si chère à mon âme dont elle est la ruelle !
Comme une pluie d’été, nous en aimons le goût Sur nos lèvres scellées, quand seuls nos sens aigus Aiment à emporter les aquarelles, où, Les yeux se sont perdus dans des rêves ambigus.
Une hâte secrète nous appelle parfois Derrière les volets qui cèlent nos envies ; Cet or que l’alchimie, au manquement de foi, Aura autant cherché, que l’esprit, l’exuvie.
Diva, ne nous sachant, la lecture innocente, Fait entendre sa voix qui veut si bien qu’on l’aime, Et tôt après le Ciel nous donnait, consentante, La clarté du Soleil à l’étrange enthymème.
III Parcourir aussi bien le mystère profond De ces livres si chers aux âmes engourdies, Est un plaisir charnel, comme serait, au fond, Le sein qu’aime à rêver l’artiste au cœur transit.
L’étoffe des écrits tapisse les heures sombres De rouge dégradé du rose à l’indigo Imagine, passant, la musique des nombres Souffles mêlés des rêves aux instants mendigots.
Lumière de nos la, éprise de son chant, Dansante, illuminée, accompagnant le temps Où le refuge n’est plus qu’un cri chevauchant La monture des sens emportés pour longtemps,
Qu’en lieu, encore, de nuit, elle s’arrête et frappe A des portes fermées d’où les mots inversés Retrouvent enfin le rêve quand le sommeil nous frappe Et entrouvre ses mains pour mieux nous caresser.
Penchons-nous l’un vers l’autre, en se touchant à peine, Rassemblons tous nos mots pour enfin se comprendre, Et nous verrons ainsi nos ombres sous les frênes, Lourdes d’eau et de musc, s’aromatiser d’ambre.
IV Avant le jour si clair, comme peut-être la Nuit, La beauté absolue des signes accordés Dans l’accords des principes des lignes raccordées Devient fleuve de vie aux couleurs sans ennuis.
Du sable, puis de l’écume dans ce lit préparé, Plus de passage à gué, rien que de l’herbe haute ! Et dessin qu’elles nous font quand le rêve tressaute En marchant sur les dunes sans jamais l’écraser !
Que son monde demeure à l’absence sans mots Si d’aventure nous ne serions qu’un à jamais Dans la couleur de l’ombre, et si désormais La feuille devient sèche sous le regard d’émaux.
Et lorsque l’on revient dans la chambre si claire Pour revoir notre hier plein de désillusions C’est à demain nos ombres faisant leurs ablutions Que je confierai bien le bâti de mon aire.
Pourvoir prêter l’oreille pour entendre d’abord La musicalité des écrits de jadis Du sang de nos aèdes, coulant des interstices De nos statues vivantes figées de prime abord.
V Aux lecteurs avisés je ne dirais qu’un mot : Vous avez empoigné les crins de l’aventure Avec une telle fougue que l’on pourrait y voir Un œil remplit de feu et de mésaventures Oublieux de maîtrise au pied de l’écritoire !
Poète, notre sang, bouillonne dans nos corps ! Suintant comme l’encre à travers le buvard Expirant chaque jour en bénissant nos plumes Qui confère puissance et faiblesse au hasard En fabriquant de l’or transpirant par nos pores.
Et quand je m’assieds face au jusant de ces larmes, Que mes amis si chers ont versé dans la brume Pour essayer en vain de nous apercevoir, Je me dis que la vie est faite d’amertume Mais aussi de parfums qui souvent nous désarme,
Qu’il serait bon je crois de ne plus regarder Qu’avec les yeux du cœur, ou tout du moins le soir Aux lueurs des chandelles, relire nos bouquins Pour y puiser la force un rien ostentatoire Et continuer de lire sans jamais décider
De ce qui est ou non le meilleur du souffrir, Et prendre le chemin du sentier taquin Qui titille, ravit, nos souvenirs légers Qui, de leurs promenades, ramèneront chacun Un peu de leur vécu qu’ils voudront nous offrir. ©Nelly _________________ Fiancée de l'Aube |
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domirêve Coquelicot aux vers rubis


   Age : 46 Inscrit le : 07 Avr 2008 Messages : 378 Localisation : rezé44 Emploi : cuisine Loisirs : echecs marche Ecrire aimer
| Sujet: Re: Roman noir...et blanc (suite) 16/05/08, 08:20 am | |
| c'est superbe chaque phrase demande a se poser pour mieux l'apprecier du grand rayon de soleil a relire domirêre!  _________________ si je ne peux pas parler... alors j écris! |
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