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rayondesoleil
Coquelicot aux vers rubis
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MessageSujet: Roman noir...et blanc.   05/05/08, 05:48 pm

Roman noir…et blanc

Confidences…

I
J’aime le souvenir de ces époques là,
Dimensions incertaines où l’esprit aime à dire
La jouissance des songes source de l’au-delà ;
Corps simples que le temps ne saurait assagir.

Poète d’aujourd’hui, j’aime ainsi de pouvoir
Ecrire sans façon les natives erreurs
Des vues de nos esprits, ces lieux où se fait voir
La nudité de l’homme au tréfonds des splendeurs.

Voilà pourquoi je plante le décor des plaisirs
En délicates phrases ou plaisantes couleurs,
Car la Nuit est plus belle quand elle peut s’enrichir
Des sentiments cachés dans l’antre des ferveurs,

Et son rire trempé de pleurs qu’on ne voit pas
Peut inonder les terres de sentiments nouveaux,
Pourvu que l’eau en sang ne se transforme pas
En creusant des trous grands comme un champ de tombeaux ;

- Réceptacle vivant d’impassibles rosaires,
Où il faut employer la pelle et le râteau-
Trouvera dans son sol un peu de notre terre
Pour l’emporter enfin vers l’île de Watteau.

Et qui sait si les fleurs enfin tapisseront
Les murs de nos hommages aux idées d’autrefois,
Si j’aime, aux souvenances, préférer le giron
De l’Amour romantique qui s’enfuit quelquefois !

II
Appelant les morsures que le temps nous inflige
Des « cicatrices » dues à nos erreurs passées,
Nous martelons ainsi la terre qui nous afflige
En nous forçant à vivre d’un poids outrepassé,

Et d’un rayon d’hiver transperçons nos étés
Tout chargé de mystère et de faible froidure,
Afin que nos enfants n’aient point à supporter
Les croyances de fer qui lestent nos armures.

Comme l’azur du Ciel, les oiseaux et les fleurs,
Nos parfums, nos chansons et nos écrits laissés
Dénués de l’orgueil que l’on prête aux vainqueurs,
Glisseront, tel un baume, sur les âmes blessées,

Répandant, insouciants, leurs effluves nacrés,
Construits de bonheurs simples et générosité,
Dans l’œil limpide et clair d’une source sacrée
Où la sainte jeunesse sera infinité.

III
J’aime aussi la pensée de voir qu’on peut aimer
L’idée, même sans elle, pourvu qu’elle soit ermite
Dans l’esprit d’un ascète, puis devient favorite
Par la force d’un Vent, libertin, déclamé,

Qui joue avec le Ciel, cause avec les nuages
Pour retranscrire en pur tout ce qui ne l’est pas,
Cherchant à deviner sans le moindre faux-pas,
Au moins ce qui ne peut être de son voyage ;

Car l’espoir est ainsi, usurpant les passions.
Il pose sur nos têtes sa forte et frêle main,
Se frayant en nos âmes un douloureux chemin
Fait de force et de vies baignées dans la scission,

Division de couronnes, de terre et puis d’enfer
Dans les rangs douloureux de nos saintes questions,
Imposer par le fait même de nos actions
De traverser les temps et tous les univers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Nos jugements érodent de pâle absurdité
Nos intuitions si belles qui à jamais se fondent.

IV
Quel dommage mes amis ! Que la pensée ne soit
Que cette onde légère dans l’esprit incertain !
Car si dans le contraire, elle devenait une arme
Nous serions sans doute combattants du matin,
Pleins de force et de vie où la violence sursoit !

Nous voudrions, c’est sûr, sécher toutes les larmes !
Sans en omettre aucune ! Déni de la raison
Que ce flot intangible, qui coule lentement,
En dehors de nos corps comme autant de saisons,
Devenant, chaque fois, fleuve qui nous désarme.

Les yeux pleurent souvent, mais le corps rarement
Ou alors quand il pleure nous ne l’entendons pas,
Convertis que nous sommes à nos chagrins apôtres.
Pourtant qu’il est si doux de se plaindre, n’est-ce pas ?
A vous faire oublier la force des serments !

J’aime à penser parfois que la raison se vautre
Dans les limbes du temps en oubliant ainsi
De tout réglementer dans un ordre passoire :
Dans une autre vision où l’on perçoit aussi ;
Les sentiments, l’amer, la victoire d’un autre,

Puis s’arrête ravie de nous apercevoir,
Puis ramasse ses gouaches pour aller peindre ailleurs
Un tableau délicat qu’une âme plus subtile
Glissera lentement dans le creux de ses heures
Pour pouvoir écouter les mots qu’on ne peut voir.

Oui vraiment, mes amis, l’aboutit est bien vil,
Si nous nous persuadons que la pensée n’est rien !
Qu’une secrète lueur dans le nid de nos âmes ;
Résultante improbable d’un produit eulérien,
Inondant nos déserts d’une pluie infertile !

V
Indubitablement, mon intention d’écrire,
Obscurcie de question dans ma Lumière moderne,
Devenait prosodie, mystérieux délire
Constitué de pensées que la musique cerne.

C’est vous dire, Chers Amis, à quel point il est pur
De contempler, sereins, nos raisons jouvencelles !
Et d’en admirer l’art d’une fraîcheur qui dure
Avant que de comprendre son âge réel

Si primitivement, nos intuitions réveillent
En nous quelques questions, il est sain d’aborder
L’origine des lois, qui régissent l’éveil
Dans le fait de poser simplement nos idées,

Sur de très jolies feuilles, blanches, immaculées
Et de bien savamment les assombrir de lettres,
D’expressions ou de termes, où se trouvent acculés
Nos chagrins et nos rires dans les rangs de nos êtres.

Puis, juste divaguer dans le bruit du silence,
L’esprit baissé sur le futur, poudré de rêves,
De ceux qui aiment là, éclabousser l’enfance
De belles confidences qui parcourent la drève.
©Nelly

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MessageSujet: Re: Roman noir...et blanc.   08/05/08, 07:14 pm

C'EST ENORME!!!!!!! j'avais arreter de lire plus rien m'interressait !depuis...je redecouvre la lecture sur ce site!que de beaux ecrits vraiment! a relire!! et relire...MAGNIFIQUE
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si je ne peux pas parler... alors j écris!
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MessageSujet: Re: Roman noir...et blanc.   12/05/08, 10:42 pm

Ah oui Domirêve, tu as raison, ce site est un bonheur d'écrits et d'Etres...vraiment!

bisous 1245


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