wilmet Coquelicot aux vers rubis


   Age : 60 Inscrit le : 07 Avr 2008 Messages : 164 Localisation : ARDENNES Emploi : M'OCCUPËR DES AUTRES Loisirs : M'OCCUPER DE MOI... ET DES AUTRES !
| Sujet: COMME A OSTENDE, de Jean-Roger CAUSSIMON 22/04/08, 10:16 pm | |
| On voyait les chevaux d'la mer Qui fonçaient la tête la première Et qui fracassaient leur crinière Devant le casino désert La barmaid avait dix-huit ans Et moi qui suis vieux comme l'hiver Au lieu d'me noyer dans un verre Je m'suis baladé dans l'printemps De ses yeux taillés en amande
Ni gris ni verts, ni gris ni verts Comme à Ostende et comme partout Quand sur la ville tombe la pluie Et qu'on s'demande si c'est utile Et puis surtout si ça vaut l'coup Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie
J'suis parti vers ma destinée Mais voilà qu'une odeur de bière De frites et de moules marinières M'attire dans un estaminet Là y avait des types qui buvaient Des rigolos des tout rougeauds Qui s'esclaffaient, qui parlaient haut Et la bière on vous la servait Bien avant qu'on en redemande
Oui ça pleuvait, oui ça pleuvait Comme à Ostende et comm' partout Quand sur la ville tombe la pluie Et qu'on s'demande si c'est utile Et puis surtout si ça vaut l'coup Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie
On est allé, bras d'ssus bras d'ssous Dans l'quartier où y a des vitrines Remplies de présences féminines Qu'on veut s'payer quand on est saoul Mais voilà que tout au bout d'la rue Est arrivé un limonaire Avec un vieil air du tonnerre A vous faire chialer tant et plus Si bien que tous les gars d'la bande
Se sont perdus, se sont perdus Comme à Ostende et comme partout Quand sur la ville tombe la pluie Et qu'on s'demande si c'est utile Et puis surtout si ça vaut l'coup Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie.
Léo Ferré avait ce texte en musique et l'avait superbement bien interprété. Mais il en existe une version par Jean-Roger CAUSSIMON lui-même. Un véritable bijou, pour qui connait Ostende et les Flandres et la bière et les troquets... _________________ "Tout est affaire de décor Changer de lit changer de corps...." ... quand je regarde les autres, c'est moi que je vois encore et quand je me regarde, c'est les autres que je vois. |
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